Construire son avenir
Faculté des Humanités

Louis Ségard, chargé de mission auprès de l’État-Major des armées

Orientation/insertion pro Formation

Votre profession

Quelle profession exercez-vous ? Et dans quelle structure ?

J’exerce la profession de chargé de mission auprès de l’État-Major des armées (EMA). Je suis donc un civil de la Défense, catégorie A, qui travaille au sein du Ministère des Armées.

Pouvez-vous décrire votre profession actuelle en quelques mots ?

Ma mission première est d’assister sur une vaste gamme de questions mes supérieur·e·s militaires ou civil·e·s au sein de l’EMA. Je produis différentes rédactions, présentations orales et réflexions sur tous les sujets pouvant intéresser l’EMA.

Votre formation

Quelle(s) formation(s) avez-vous suivie(s) au sein de la Faculté des Humanités ?

J’ai débuté par une Licence d’Histoire - parcours Histoire puis j’ai enchaîné avec un Master mention Histoire intitulé Études sur la guerre et la sécurité (EGS) à l’origine. En 2ème année de Master, il fut modifié et renommé Relations internationales guerres et conflits (RIGC).

En quelle année avez-vous été diplômé·e de cette formation ?

J’ai été diplômé du Master 2 RIGC en 2021.

Quel a été votre parcours scolaire en dehors de la Faculté des Humanités (ou de l’ex Faculté des Sciences Historiques, artistiques et politiques) ?

J’ai fait un bac ES (spécialité Sciences Politiques) durant mon lycée puis j’ai débuté par une année de Licence à l’Université de Lille (ex Lille 2). J’y ai effectué un an de Licence de Sciences Politiques avant de bifurquer vers l’Histoire.

Comment votre formation à la Faculté des Humanités vous a-t-elle permis d’accéder à votre métier d’aujourd’hui ?

Le principal avantage de ma formation vis-à-vis de mon métier actuel vient de l’opportunité d’effectuer un stage long (6 mois dans mon cas) en Master 2 et la rédaction d’un mémoire dès le M1 (pour le faire valoir sur le CV lors de la recherche du stage en M2).
Le second avantage à mon sens vient de la taille de la promotion, cela favorise la bonne ambiance, l’entraide, le partage des connaissances, le dialogue et la proximité avec les professeur·es.

Enfin, la formation et la Faculté en général ont organisé plusieurs événements plus ou moins liés aux questions du Ministère des Armées ce qui fut l’occasion de rencontrer d’autres acteurs.

Que préfériez-vous au sein de votre formation à la Faculté des Humanités ?

L’organisation des rencontres avec les acteurs du domaine du master, ce qui est assez large. Nous avions par exemple l’organisation hebdomadaire d’une conférence avec soit des chercheur·ses, soit des professionnel·les du Ministère des Armées ou encore des invité·es proposé·es par les étudiant·es et leurs propres contacts. En plus des rencontres, les activités proposées comme l’organisation d’une journée au Service Historique de la Défense à Vincennes ou un Wargame sont des réelles chances pour notre formation.

Quelle(s) difficulté(s) avez-vous rencontrée(s) ? Comment y avez-vous fait face ?

Certains cours n’étaient pas du tout liés à l’idée que j’avais de la formation initialement ni aux futures tâches de mon métier actuel. J’ai travaillé de mon côté sur les sujets qui étaient pertinents pour mon futur domaine professionnel. Je me suis investi au niveau associatif auprès des organisations existantes en France avec par exemple l’IHEDN. J’ai participé en spectateur à de nombreuses conférences organisées principalement à Paris mais aussi en provinces (et en visio) pour toujours alimenter mes connaissances et ma réflexion sur le domaine.
Les étudiants du master se sont aussi organisés entre eux pour organiser des sessions de présentations de nos domaines de compétences respectifs sous le format exposé par exemple.

Votre arrivée dans le monde du travail

Quelles ont été vos démarches pour trouver votre emploi actuel ?

J’ai déposé de multiples candidatures sur les différentes plateformes de recrutement du Ministère des Armées et sur le site Place de l’Emploi Public. J’ai gardé contact avec mes collègues et mes supérieurs de mon stage réalisé en M2 qui furent d’une grande aide dans cette recherche d’emploi.

Des conseils pour nos étudiant·es ?

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à nos étudiant·e·s pour élargir leur réseau de contacts ?

Vis-à-vis de mon domaine et je pense que cela s’applique plus largement à tous les domaines, il faut absolument être force d’initiatives pour aller chercher les contacts, la connaissance, la réflexion.

Il faut donc s’investir en dehors de la formation universitaire au sein d’associations, participer au maximum à des événements comme les conférences, les colloques pour nourrir sa réflexion et se faire un réseau.

Il existe en France de nombreuses associations et de nombreux Think Tank qui organisent régulièrement beaucoup d’activités.

J’ai par exemple assisté à ce mois à un colloque organisé par la Fondation pour la Recherche Stratégique à la Bibliothéque Nationale de France avec pour thème : La tactique au 21ème siècle Anatomie de la bataille contemporaine. C’était un colloque gratuit comme souvent et retransmis en visio, c’est réelle opportunité pour les étudiants.