Manon Claux, service civique communication dans le tiers-lieu le 188
Votre poste de service civique
Quelle profession exercez-vous ? Et dans quelle structure ?
Actuellement, j’occupe un poste de service civique en tant que soutien au développement de la communication dans le tiers-lieu culturel Le 188 situé à Lille Fives.
Pouvez-vous décrire votre profession actuelle en quelques mots ?
Dans le cadre de cette structure et de ses missions, je m’emploie majoritairement à la réalisation, édition, création de l’ensemble de la communication interne et externe de l’association (publications à destination du web, affiches, flyers, newsletters, bilans mensuels des activités, etc.). Ainsi, depuis quelques mois j’ai pu établir une identité numérique à travers une redéfinition de leur charte graphique. De plus, une polyvalence m’est demandée en intégrant dans mon travail la gestion des bénévoles lors des événements organisés, la prise de photographies lors des moments de rencontres et de festivités, en plus d’un soutien dans la production des animations du lieu et de la gestion de la vie quotidienne au sein de la coopérative et des résidences d’artistes.
Votre formation
Quelle(s) formation(s) avez-vous suivie(s) au sein de la Faculté des Humanités ?
Mon parcours au sein de la Faculté des Humanités a débuté par une Licence d’Arts - Parcours Arts Plastiques au sein du Pôle Arts Plastiques du département Arts, délocalisé à Tourcoing. Ensuite il s’est poursuivi avec un Master en Histoire de l’art avec un M1 « Gestion des sites du patrimoine » et un M2 « Patrimoine et Musées ».
En quelle année avez-vous été diplômée de cette formation ?
J’ai été diplômée de ma Licence en 2019 et de mon Master en 2021.
Quel a été votre parcours scolaire en dehors de la Faculté des Humanités ?
Je suis arrivée à l’Université de Lille après avoir effectué une scolarité dans la filière Sciences économiques et sociales et une option en Économie approfondie et une option Arts plastiques en seconde.
Comment votre formation à la Faculté des Humanités vous a-t-elle permis d’accéder à votre métier d’aujourd’hui ?
C’est par les expériences pratiques que ma formation m’a été bénéfique. Les stages qui nous sont demandés de faire lors de notre formation de Master sont des portes d’entrée pour la suite, c’est pour cela qu’il est important de bien choisir où nous postulons, car cela nous mène à nous spécialiser et ainsi à nous ouvrir des portes lors de nos candidatures professionnelles. De plus, les options choisies et les expériences que celles-ci nous ont permis de vivre (expositions, relations artistes…), mais aussi les travaux et dossiers (de groupe ou individuels) accomplis lors de ma formation, m’ont permis de construire mes compétences et de m’appuyer sur celles-ci, de valoriser mes capacités et mon envie de les agrandir et de les approfondir. L’un des bénéfices les plus importants reste le réseau qui se construit à travers tout cela et qui ne tient qu’à nous de prendre et d’entretenir. Le réseau est l’une des clés les plus importantes pour parvenir à entrer dans le monde professionnel.
Que préfériez-vous au sein de votre formation à la Faculté des Humanités ?
Ce que j’ai préféré c’est la passion dont faisait preuve certain·es de mes professeur·es dans la transmission de leurs savoirs et le fait que nous n’étions pas nombreux·euses dans ma promo.
Quelle(s) difficulté(s) avez-vous rencontrée(s) ? Comment y avez-vous fait face ?
Comme beaucoup de monde, les cours à distance. Mais en périphérie de cela, je dirai la communication et l’administratif encadrant mes formations. Je ne pouvais pas faire beaucoup de choses pour contrer ces problématiques à part insister dans la prise de contact (qui représente une difficulté en elle-même) et anticiper la gestion des choses par mes propres moyens et connaissances.
La transition vers le monde du travail
Quelles ont été vos démarches pour trouver votre emploi actuel ?
Pour cela, j’ai été et je suis toujours très active sur les plateformes de recherche d’emploi : LinkedIn, Indeed, Profil Culture, pages Facebook. Mais je suis également passée par la prise de contact pour des conseils, renseignements, pistes, en relançant les personnes de mon carnet de contacts établi lors de mes expériences, mes sorties culturelles et artistiques réalisées lors de mes formations.
Avez-vous exercé d’autres métiers avant celui-ci ? Lequel ou lesquels ?
Je ne peux pas dire que j’ai pour l’instant exercé un métier, car je ne suis pas encore dans un poste concrètement. Mais avant cela j’ai exercé en CDD le métier de caissière et en stage je me suis retrouvée assistante de communication (à La Condition Publique), assistante de projet (exposition virtuelle par l’Association des conservateurs des musées des Hauts-de-France) et chargée de projet patrimonial (chez IRHiS et PROSCITEC).
Des conseils pour nos étudiant·es ?
Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à nos étudiant·e·s pour élargir leur réseau de contacts ?
Les conseils que je peux donner pour cela est de ne pas négliger leur présence aux événements organisés sur le territoire ou au sein de la métropole ainsi que la création de profils web sur les plateformes de réseaux professionnels tels que LinkedIn. Lors de vos stages, osez demander un élargissement de vos missions, notamment la prise de contact avec les partenaires, artistes, collaborateurs, de cette manière ils connaîtront votre nom et un premier échange aura eu lieu avec vous dans un cadre professionnel. De cette manière vous aurez une accroche pour les recontacter plus tard si besoin. Ne négligez pas non plus les intervenant·es lors des conférences / rencontres organisées par votre formation. Ils sont déjà dans une démarche de partage, de valorisation de leur profession et de transmission de l’environnement et des enjeux animant leur secteur et structures. Ainsi, garder leur contact et aller les voir à la fin de leurs interventions peut vous permettre de vous faire remarquer pour la suite.
Et enfin, faites-vous confiance, à la fois dans vos compétences acquises, mais aussi celles que vous cherchez à développer et acquérir. L’envie d’apprendre et la curiosité sont des atouts et non des faiblesses.