Jade Bruyère, stagiaire en micro-entreprise spécialisée dans le podcast et l'écriture de biographie
Orientation professionnelle et recherche de stage
Dans quelle formation êtes-vous inscrite à l’Université et quel a été votre parcours depuis ?
J’ai commencé une licence en Lettres Modernes à l’Université de Lille en 2022, dans l’option : Métiers de la rédaction et de la communication. Celle-ci s’est terminée début mai.
Avez-vous un projet professionnel, ou du moins des idées pour la suite (poursuite d’études en Master, futur métier envisagé…) ?
Je suis actuellement dans l’attente des résultats d’admission en Master. J’aimerais poursuivre avec un Master en journalisme ou en communication. J’aspire aux métiers de journaliste, de rédactrice web ou encore de chargée de communication. Mon objectif est de mettre à profit mes qualités de rédaction et mon intérêt pour la transmission d’informations au sein de mon projet professionnel.
Dans quel organisme d’accueil avez-vous fait votre stage ? Présentez-le brièvement.
J’ai réalisé mon stage au sein d’Histoire.Son, une micro-entreprise spécialisée dans le podcast et l’écriture de biographies.
Comment avez-vous trouvé votre stage ?
Lors de ma deuxième année de licence, nous avons suivi des cours d’écriture journalistique dispensés par un journaliste. Ainsi, j’ai pu le contacter un an plus tard afin de savoir s’il était possible de faire un stage dans sa rédaction. À cette période-là, il venait de créer sa propre entreprise et m’a proposé de réaliser mon stage au sein de celle-ci.
Votre expérience durant ce stage
Quelles ont été vos missions durant ce stage ?
Lors de ce stage, mon tuteur m’a proposé un projet principal : la rédaction de la préface et de la postface d’un livre, en prévision de sa réédition. En 2019, il a lui-même rédigé la préface et la postface d’un livre : Ingrid, le mystère de la Deûle. Aujourd’hui, il est question de rééditer ce livre, le témoignage poignant d’une mère qui lutte pour rendre justice à sa fille. C’est pourquoi j’ai eu l’honneur de rédiger la préface et la postface de la prochaine édition. À côté de ce grand projet, mon tuteur m’a initié au montage audio de podcast et m’a offert la possibilité de relire l’article sur lequel il était en train de travailler afin que je propose des ajustements.
Quelles nouvelles connaissances et compétences avez-vous pu acquérir lors de votre stage ?
Puisque nous travaillions dans un espace de co-working, j’ai pu rencontrer d’autres journalistes aux parcours différents. J’ai appris à utiliser le logiciel « Reaper » pour le montage de podcast, lors de mon parcours scolaire j’ai très peu utilisé des logiciels de son, ce fut une belle opportunité de prise en main. Mon tuteur m’a bien expliqué les réglementations notamment au niveau des droits d’auteur, où chercher et comment utiliser des bruitages, des musiques libres de droit... Il m’a aussi décrit le processus d’écriture derrière un article, à partir de l’assignation du sujet jusqu’à la publication.
Avez-vous pu mettre en application ce que vous avez appris en licence de lettres modernes ? Si oui, quoi donc ?
Mes compétences rédactionnelles ainsi que mes lectures ont été très utiles lors de ce stage. Il a fallu que je lise rapidement et efficacement la première édition du livre ainsi que tous les articles déjà rédigés sur le sujet. Tout cela en prenant des notes et en réfléchissant à la manière dont j’allais aborder l’écriture de la préface puis de la postface. Lors de ma licence, j’ai appris à maîtriser une lecture active, à synthétiser des documents, à rédiger des textes pertinents : ces savoir-faire se sont avérés essentiels afin de replacer tous les éléments et avoir des paragraphes dynamiques et complets tout en restant concis.
Avez-vous rencontré des difficultés lors de ce stage, et comment les avez-vous surmontées ?
Concernant la rédaction de la préface, je n’ai pas rencontré de difficultés particulières. Il m’a fallu trouver une bonne méthode de travail, puis ça s’est très bien passé. Ensuite, pour la postface, j’ai eu accès au premier jet des ajouts de la prochaine édition. En le lisant, j’ai vu que j’avais mis des informations en trop dans la préface. En effet, des informations apparaissaient dans les articles sur internet, alors qu’elles allaient justement être évoquées dans le nouveau livre. J’ai trouvé qu’il ne serait pas judicieux d’en parler dès la préface. Alors, avec les précieux conseils de mon tuteur, j’ai fait quelques modifications afin que la préface ne reprenne que des éléments déjà présents dans le premier livre et je me suis contentée d’amorcer les enjeux de la nouvelle édition. Ainsi, j’ai pu rédiger la postface sans me répéter, pour que les deux textes se répondent un peu entre eux. Enfin, après relecture de la part de mon tuteur, il m’a expliqué que mes propositions lui plaisaient, mais que mon écriture restait un peu trop dans les émotions. Or, il est préférable de laisser la partie émotions à la maman : l’autrice, et pour ma part, de me contenter des faits. J’ai alors procédé à d’autres modifications sous la supervision de mon tuteur avant que le tout soit envoyé à l’éditeur.
Ce stage vous conforte t-il dans votre projet professionnel ?
Ce stage m’a totalement conforté dans mon projet professionnel. Mon tuteur est passionné et passionnant dans son travail. Il m’a parlé de son parcours, un parcours marqué par des évolutions et des changements, pour se diriger sans cesse vers des choses toujours plus en adéquation avec lui-même, et c’est un exemple que j’espère réussir à suivre. J’ai beaucoup aimé découvrir la polyvalence du métier de journaliste et les possibilités qui en découlent. J’ai également apprécié la manière dont nous avons travaillé, j’ai été très bien accueillie et je me suis vraiment sentie à ma place dans ce fonctionnement, et je n’ai qu’une hâte : continuer d’en découvrir encore davantage sur le journalisme et les métiers de l’information et de la communication en général.
Un conseil pour nos futur·e·s stagiaires
Quels conseils donneriez-vous aux autres étudiant·es avant de partir en stage ?
J’aimerais commencer par vous conseiller de ne pas vous décourager. Il n’est pas facile de trouver un stage, mais même après plusieurs refus ou non-réponses, je vous invite à persévérer, à relancer, à élargir votre champ de recherche, que ça soit au niveau géographique, sur le type d’entreprise ou même de métier. Ensuite, je vous encourage à échanger au maximum en physique ou par téléphone plutôt que par mail, cela vous aidera à avoir une réelle prise de contact avec votre lieu de stage et ainsi mieux appréhender votre venue. Enfin, n’hésitez pas à bien vous renseigner sur l’entreprise, à poser des questions en amont et faites-vous confiance. Au moindre doute, n’hésitez pas à solliciter le bureau des stages de l’université. Personnellement, j’y ai toujours été très bien reçue et écoutée.