Alexander Delaporte, ingénieur d'études en informatique et linguistique au CNRS
Votre profession
Quelle profession exercez-vous ? Et dans quelle structure ?
Je suis Ingénieur d’Études en informatique au Centre de recherches linguistiques sur l'Asie orientale (CRLAO), une Unité Mixte de Recherche rattachée au CNRS, à l’EHESS et à l’INALCO.
Pouvez-vous décrire votre profession actuelle en quelques mots ?
Mon activité principale est le développement de scripts et logiciels, en fonction des projets en cours et des besoins exprimés par les membres du laboratoire. Je développe notamment des programmes permettant d’extraire des contenus textuels de pages web ou de fichiers de divers formats, de structurer des données textuelles en vue de constituer des corpus, d’interroger ou explorer des bases de données et corpus, de produire des représentations visuelles, ou encore d’uniformiser des formats de fichiers ou des standards d’encodage de caractères. Occasionnellement, je développe aussi des sites ou pages web.
Votre formation
Quelles formations avez-vous suivies au sein de la Faculté des Humanités ?
J’ai d’abord obtenu une licence en Sciences du Langage, suivie d’un Master Sciences du Langage, Parcours Didactique du français langue étrangère et seconde (DFLES), puis un second Master Sciences du Langage, Parcours Lexicographie, terminographie et traitement automatique de corpus (LTTAC). Pour le Master LTTAC, étant déjà issu d’un Master Sciences du Langage, j’ai pu entrer directement en M2.
En quelle année avez-vous été diplômé de cette formation ?
2015 pour la licence, 2017 et 2018 respectivement pour les Masters DFLES et LTTAC.
Quel a été votre parcours scolaire en dehors de la Faculté des Humanités ?
Je n’ai pas suivi d’études supplémentaires après mon passage à la Faculté des Humanités.
Comment votre formation à la Faculté des Humanités vous a-t-elle permis d’accéder à votre métier d’aujourd’hui ?
Mon métier actuel est tout à fait dans la continuité de ma formation, en particulier du Master LTTAC qui allie linguistique et informatique.
Le CRLAO est un laboratoire de recherches linguistiques, donc je mobilise bien sûr régulièrement mes connaissances en sciences du langage et lexicographie. Pour le développement informatique, j’utilise principalement Python. C’est un langage auquel je me suis autoformé, mais mes cours d’algorithmique et de développement en Perl m’ont bien aidé dans cet apprentissage.
Un autre aspect important du lien entre mes études et mon métier est que j’ai débuté en ayant déjà une certaine familiarité avec le milieu de la recherche, puisque j’ai eu l’occasion d’assister à différents colloques et journées d’études durant ma formation, et également parce que j’ai effectué mon stage de M2 LTTAC dans une UMR (STL - Savoirs, Textes, Langage).
Que préfériez-vous au sein de votre formation à la Faculté des Humanités ?
La qualité des enseignements et de l’encadrement par l’équipe pédagogique.
Quelles difficultés avez-vous rencontrées ? Comment y avez-vous fait face ?
Par moments la charge de travail était assez lourde, surtout en ayant un emploi à mi-temps en parallèle. Je m’en suis sorti en sacrifiant une bonne partie de mon temps libre. Ça a fonctionné d’une part parce que j’ai quand même gardé quelques moments de repos, et d’autre part parce que c’était temporaire. Au final j’ai appris beaucoup de choses et j’ai pu accéder très rapidement à un emploi qui me convient parfaitement.
Votre arrivée dans le monde du travail
Quelles ont été vos démarches pour trouver votre emploi actuel ?
Je me suis inscrit aux concours externes des personnels Ingénieurs et Techniciens du CNRS, sur les conseils de mes collègues du LLF où j’étais alors contractuel. La passation des concours est un processus assez long, qui se déroule une fois par an et où la réussite n’est pas garantie. En ce qui me concerne, j’ai eu la chance de recevoir une proposition d’affectation (que j’ai donc acceptée) dès ma première inscription aux concours. Je suis maintenant fonctionnaire titulaire.
Avez-vous exercé d’autres métiers avant celui-ci ? Lequel ou lesquels ?
Entre la fin de ma formation et ma prise de fonctions à mon poste actuel, j’ai été Ingénieur d’Études en informatique au Laboratoire de Linguistique Formelle (LLF) pendant un an. Il ne s’agit donc pas d’un « autre métier », mais les axes de recherche du laboratoire étant différents, mon activité n’était pas strictement la même.
Des conseils pour nos étudiant·es ?*
Quels conseils donneriez-vous à nos étudiant·e·s ?
C’est un conseil qui ne vaut que pour quelqu’un qui cherche un emploi similaire au mien, mais si c’est votre cas : les unités de recherche ne passent pas forcément par des réseaux généralistes de type LinkedIn pour diffuser leurs actualités ainsi que leurs offres de stages et d’emplois. Inscrivez-vous aux listes de diffusion consacrées aux domaines de recherche qui vous intéressent, suivez l’actualité des consortiums et des projets ANR, participez aux colloques et journées d’études qui vous sont accessibles, renseignez-vous sur les postes mis aux concours CNRS lorsqu’ils sont ouverts.